On n’arrête pas le progrès (paroles et musique : Monsieur Nô)

 

Il parait, Il parait

Qu’on n’arrête pas l’progrès

Sans arrêt, sans arrêt

Mais est-ce que c’est bien vrai ?

 

C’est parfait l’électricité

Mais dans nos maisons nos cités

En illimité, les plombs vont sauter

Supermarchés en ribambelle

Où l’on trouve de tout à la pelle

Mais nos poubelles débordent et se rebellent

 

Refrain (2X).

 

Les automobiles, c’est utile

Mais quand on roule avec en ville

Dans les bouchons, on est tous immobiles.

On a chacun trois téléphones

Les boutons sont toujours sur « on »

Mais dans la rue, On n’parle plus à personne.

 

Refrain (2X)

 

On ne rêve pas de redevenir des hommes des cavernes

De s’éclairer, comme au Moyen-Âge, à la lanterne

Mais on se sent comme Charlot dans « Les temps modernes » 

Pris dans l’engrenage… au secours, c’est comment qu’on freine ?

 

Refrain (2x)

 

     écrit par Marin Gerner pour le CM2 monolingue.

Le laboureur et ses enfants (Jean de la Fontaine)

Le laboureur et ses enfants.

 

Travaillez, prenez de la peine :

C’est le fond qui manque le moins.

 

Un riche Laboureur sentant sa mort prochaine,

Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins.

– Gardez-vous leur dit-il, de vendre l’héritage

Que nous ont laissé nos parents.

Un trésor est caché dedans.

Je ne sais pas l’endroit ; mais un peu de courage

Vous le fera trouver, vous en viendrez à bout.

Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’Oût

Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place

Où la main ne passe et repasse.

Le père mort, les fils vous retournent le champ

Deçà, delà, partout ; si bien qu’au bout de l’an

L’en rapporta davantage.

D’argent, point de caché. Mais le père fut sage

De leur montrer avant sa mort

Que le travail est un trésor.

 

de Jean de la Fontaine.

 

écrit par Gerner Marin, pour la classe de CM2 monolingue.

 

Ali Baba et les quarante voleur

Il y a bien longtemps, en Perse, vivaient deux frères :

Cassim et Ali Baba. Le premier avait épousé la fille d’un riche marchand et le second qui était bûcheron, vivait pauvrement avec sa femme.

Un jour, alors qu’il ramassait du bois, il vit une bande de quarante cavaliers qui se dirigeaient vers lui. Effrayé, Ali Baba se cacha. Le groupe s’arrêta devant une grotte et celui qui paraissait être leur chef s’exclama : « Sésame, ouvre- toi ! »Aussitôt, une porte dissimulée s’ouvrit et les quarante cavaliers pénétrèrent à l’intérieur, chargés de lourds paquets. Quelque temps plus tard, ils ressortirent les mains vides. Ils montèrent sur leurs chevaux et partirent au grand galop.

Intrigué, Ali Baba s’approcha à son tour de la grotte et, comme le chef du groupe, il murmura : «Sésame ouvre- toi ! » De nouveau , la porte s’ouvrit et Ali Baba pénétra dans une caverne remplie de piles de pièces d’or, de jarres pleines de pierres précieuses et de coffres débordants de perles.

 

« Ali Baba et les quarante voleurs », Les Mille et Une Nuits.

Mohamed Noor CM2 monolingue

Les mots qui font vivre

Il y a des mots qui font vivre

Et ce sont des mots innocents

Le mot chaleur et le mot confiance

Amour, justice et le mot liberté

Le mot enfant et le mot gentillesse

Et certains noms de fleurs et certains noms de fruits

Le mot courage et le mot découvrir

Et le mot frère et le mot camarade

Et certains noms de pays, de villages,

Et certains noms de femmes et d’amis

 

Paul Eluard (extrait du poème « Gabriel Péri »)

 

Saisi par Elena CM2 monolingue

 

Bonne année

Bonne année à toutes les choses

Au monde, à la mer, aux forêts.

Bonne année à toutes les roses

Que l’hiver prépare en secret.

 

Bonne année à tous ceux qui m’aiment

Et qui m’entendent ici-bas.

Et bonne année aussi, quand même,

A tous ceux qui ne m’aiment pas.

 

Rosemonde Gérard.

 

Saisi par Elena CM2 monolingue

 

Le chant de l’eau.

 

L’entendez-vous, l’entendez-vous

Le menu flot sur les cailloux ?

Il passe et court et glisse

Et doucement dédie aux branches,

Qui sur son cours se penchent,

Sa chanson lisse

Là-bas,

Le petit bois de cornouillers

Où l’on disait que Mélusine

Jadis sur un tapis de perles fines,

Au clair de lune, en blancs souliers

Dansa ;

Le petit bois de cornouillers

Et tous ses hôtes familiers

Et les putois et les fouines

Et les souris et les mulots

Écoutent

Loin des sentes et loin des routes

Le bruit de l’eau.

 

Émile Verhaeren (1855-1916)

 

saisi par Mohamed Noor CM2 monolingue

Le héron

Un jour, sur ses longs pieds, allait je ne sais où,

Le Héron au long bec emmanché d’un long cou.

Il côtoyait une rivière.

L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;

Ma commère la carpe y faisait mille tours

Avec le brochet son compère.

Le Héron en eût fait aisément son profit :

Tous approchaient du bord, l’oiseau n’avait qu’à prendre ;

Mais il crut mieux faire d’attendre

Qu’il eût un peu plus d’appétit.

Il vivait de régime, et mangeait à ses heures.

Après quelques moments l’appétit vint : l’oiseau

S’approchant du bord vit sur l’eau

Des Tanches qui sortaient du fond de ces demeures.

 

Poésie de Jean de La Fontaine

 

Saisi par Sepehr Mahdavi pour la classe de CM2 monolingue

Les deux branches de l’arbre.

Il y a bien longtemps sur une lande desséchée se trouvait un arbre extraordinaire. Il était très vieux, aussi vieux disait-on, que la terre ; et il donnait des fruits merveilleux, dorés et luisants comme des soleils. Ces fruits faisaient ployer deux énormes branches. Hélas, personne ne pouvait profiter de ce don du ciel, car l’une des deux branches portait des fruits empoisonnés ; et l’on ignorait laquelle.Tous salivaient donc devant ces fruits offerts, mais aucun n’y touchait.

Vinrent des temps de famine. Un printemps trop glacial ravage les vergers, un été trop sec brûla la moisson. Seul le vieil arbre portait ses fruits, plus beaux que jamais. Alors les villageois se rassemblèrent autour de ses branches, l’envie au cœur. Il leur fallait choisir : risquer la mort en mangeant les mauvais fruits, ou mourir de faim en n’y touchant pas. Ils tournaient autour de l’arbre, indécis, lorsqu’un vieil homme, que plus rien ne rattachait à la vie, osa faire le geste. Il saisit un fruit d’une branche et mordit à pleines dents. Tous le regardèrent. Puis, voyant qu’il croquait et croquait encore, ils se précipitèrent pour se nourrir à leur tour. La chair des fruits était suave, elle rassasiait de la faim comme de la soif. Et, miracle ! Au fur et à mesure qu’on les cueillait, d’autres fruits repoussaient.

Durant plusieurs jours, la population du village festoya en riant de sa peur passée. Dire qu’ils avaient failli mourir de faim à cause de l’autre branche empoisonnée !

A quoi bon d’ailleurs garder cette branche, aussi inutile que dangereuse ? A la nuit tombée, ils prirent une hache et la coupèrent au ras du tronc.

Hélas, lorsqu’ils revinrent le lendemain, tous les fruits étaient tombés. Ils pourrissaient sur le sol. Et l’arbre, le bel arbre aussi vieux que la Terre, était mort.

D’après un conte de l’Inde, les philo-fables de Michel Piquemal.

Saisi par Rojin pour le CM2 monolingue

C’est de l’eau.

Vu de la lune ou de Jupiter

De tout là-haut y’a pas de mystère

La planète bleue. Oh que c’est beau C’est

de l’eau

 

Dans les rivières et dans les étangs Petites

mares et grands océans

Tous les lacs les torrents, les ruisseaux

C’est de l’eau, c’est de l’eau

 

Quelle que soit la couleur des nuages Jour

de pluie de neige ou d’orage

Tous les caprices de la météo

C’est de l’eau

 

La rosée sur les herbes et les fleurs

La nature et ses mille couleurs

Le grand chêne et le petit roseau

C’est de l’eau, c’est de l’eau

 

Refrain

C’est de l’eau, c’est de l’eau

Et nous sommes matelots sur les flots

Tous à bord du même bateau hissé ho

C’est de l’eau, c’est de l’eau

 

Grain de raisin et puis grain de blé

Le pain, le vin, les fruits et le lait

L’écureuil, le cheval et l’oiseau

C’est de l’eau

 

Le sang qui coule dans nos veines

La sueur quand on court à perde haleine

Tous notre corps, la chair et les os

C’est de l’eau, c’est de l’eau

 

Refrain

 

Un baiser qu’échangent deux amoureux

Une larme de joie ou d’adieu

Qui coule tout doucement sur la peau

C’est de l’eau

La plus belle symphonie de Mozart

Même un poème de Paul Eluard

Le plus beau tableau de Picasso

C’est de l’eau

 

Refrain x2

 

Un bébé qui attend patiemment

Le premier sourire de sa maman

Ce qui le protège bien au chaud

C’est de l’eau, c’est de l’eau

 

 

Paroles Mr Nô

réécrit par Raed CM2 monolingue

C’est extra-eau-rdinaire.

Dans le ciel, voilà les nuages

Viv’ la pluie qui est de passage

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Ça fait pousser les coqu’licots

Ça fait danser les escargots

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Dans les rues et puis dans les parcs

Les enfants sautent dans les flaques

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Tous les marchands de parapluie

Chantent en chœur cette mélodie

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

De temps en temps, il pleut longtemps

Les p’tits ruisseaux deviennent grands

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

S’en vont rejoindre une autre rivière

Et bientôt un fleuve très fier

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Qui à son tour roule et s’enfuit

Dans l’océan s’évanouit

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Et l’on entend tous les poissons

Qui chantent en chœur la même chanson

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Alors, dans un dernier effort

Les petites bulles d’eau s’évaporent

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Se décomposent, et puis bientôt

Elles redeviennent H2O

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Ronde qui dure éternell’ment

Depuis au moins la nuit des temps

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

Cycle de l’eau, cycle de vie

Et en chœurs, les hommes chantent, ravis

C’est extra-eau, c’est extra-eau

C’est extra-eau, c’est extra-eau

C’est extra-eau, c’est extra-eau-rdinaire

 

Paroles et musique Jean Nô, saisi par Raed pour le CM2 monolingue